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On y reprend en tout cas
Gordon Freeman là où on l'avait laissé dans l'épisode précédent. Le train qu'on avait pris pour nous éloigner de la citadelle instable a déraillé, et on se retrouve seul avec Alyx Vance au milieu d'une forêt montagneuse. A une bonne centaine de kilomètres de là, la cité 17 brûle, vous offrant un panorama dantesque. Le petit problème, c'est qu'un énorme portail dimensionnel est en train de s'ouvrir au dessus des ruines fumantes de la ville. La destruction du gros gratte-ciel ayant manifestement eu des effets pervers, il vous faut agir. Ça tombe bien, vos vieux potes scientifiques de Black Mesa vous attendent dans la base secrète de
White Forest pour lancer une fusée capable de refermer l’ouverture au nez du Cartel.
Cap sur White Forest
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Vous l'aurez compris, le but du jeu sera de rejoindre cette base par un chemin truffé d'obstacles et de vilains monstres. Heureusement, il est aussi bordé de somptueux décors. Ceux-ci changent d'ailleurs radicalement des environnements angulaires et répétitifs de l'
épisode 1. Les pâtés d'immeubles sont remplacés par des forêts de sapins, des cavernes et des mines pour le plus grand bonheur des amoureux de la nature. Toujours au niveau visuel, on peut constater une amélioration du
Source Engine. Il n'atteint peut être pas les performances des moteurs actuels, mais il suffit de se balader dans des cavernes bump mappées infestées de fourmilions ou d'allumer la lampe torche pour constater les progrès effectués au niveau des éclairages. Si les graphismes ne donnent pas de claque, ils en arriveraient presque à hisser le jeu dans la moyenne de ce qui se fait actuellement (enfin, dans la moyenne basse, faut pas déconner non plus!).
Un bon gameplay
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En fait, le véritable intérêt de cet opus se situe dans son gameplay. Il nous entraîne en effet dans des phases de jeu qui se suivent mais ne se ressemblent pas, les développeurs s’étant visiblement souciés de nous faire vivre une succession de situations inédites. Même si tout reste très linéaire, on ne s’ennuie jamais, car la route que suit Gordon Freeman est aménagée avec imagination. Ainsi, de nouveaux ennemis font leur apparition, comme la fourmi géante cracheuse d’acide. Elle apporte sa part de nouveauté à une licence qui en avait un peu besoin. Mais le bénéfice que le titre en retire n’est pas comparable pour deux sous à celui qu’engendre l’arrivée du chasseur.
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Ce monstre - un tripode de deux mètres de haut - est une sorte de stryder miniature, agile mais puissant, se baladant souvent en bandes. Dangereux de près comme de loin, il craint peu les balles mais souffre énormément lorsqu’on lui lance de gros projectiles. Il oblige donc le joueur à bouger constamment tout en faisant usage du pistolet à gravité, ce qui donne des combats très intenses qu’on peut sans conteste classer parmi les plus marquants de la série.
Pour parler plus précisément du level design, le jeu est divisé en deux parties. La première vous fera traverser des environnements clos et oppressants, avec comme apogée la fuite éprouvante face à un gardien phosphorescent en furie, la deuxième vous mettra au commandes d’une voiture au design étrange dont vous descendrez régulièrement pour des prétextes divers. Mais le plus intéressant reste
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sans conteste la scène finale où vous aurez à combattre en même temps des dizaines de stryders accompagnés d’escouades de chasseurs dans une map assez vaste pour que les développeurs aient jugé indispensable d’y introduire la voiture. C’est à ce moment là (et à ce moment là seulement) qu’on a le privilège de tester la seule arme inédite du jeu. Car à part ce gadget qui, d’ailleurs, n’est pas une arme à part entière, l’arsenal n’a pas bougé d’un Iota. Une ou deux armes de plus auraient vraiment été les bienvenues.
Un nain de jardin à la rescousse de la durée de vie
La durée de vie est, comme on pouvait s'y attendre, le défaut majeur du titre. Il suffit en effet de six heures pour boucler la campagne solo dans un mode de difficulté correct. Et si on paie un prix relativement faible pour y jouer, il faut avouer qu'avoir attendu autant de temps pour un jeu aussi court est assez irritant. Pour nous consoler et nous faire passer un peu plus de temps sur le jeu, Valve a inséré, en plus du mode commentaire présent dans l'épisode 1, toute une série de missions secondaires plus ou moins originales. L'une d'entre elle vous demandera par exemple de faire les trois quarts de l'aventure en vous encombrant... d'un nain de jardin. Cette sous-quête est assez amusante et oblige parfois à déployer des trésors d'ingéniosité pour éviter de le perdre en chemin. L'initiative ne fait toutefois que l'effet d'un sparadrap sur une plaie par balle. Le titre reste trop court et on rage toujours autant d'avoir attendu un an pour si peu.
Conclusion
Half-Life 2 : Episode 2 est un succès. Il établit une rupture suffisante avec les opus précédents pour relancer l'intérêt. Si la durée de vie est faible, si le scénario avance peu, provoquant de la frustration par moments, les vingt euros qu'il coûte ne sont pas volés. Le jeu mérite tout à fait une place dans votre ludothèque.
J'ai fini Quake IV en 6 heures alors qu'il coûtait 60€...
Reste maintenant à décider si cette jolie Orange Box fera partie des paquets sous le sapin...