Un western post-apocalyptique
Pour rappel, Mad Max se déroule dans un futur indéterminé, dans une Australie réduite à l’état de désert post-apocalyptique. L’essence et l’eau se sont raréfiées et la civilisation humaine semble avoir sombré dans un chaos ultra-violent. Des seigneurs de guerre, à la tête de gangs de punks ont pris le pouvoir et font désormais régner la terreur.Max Rockatansky, ancien flic, est un survivant profondément perturbé par l’assassinat de sa femme et de sa fille, jadis massacrée par un gang de motards. Sa vengeance assouvie, Max erre depuis comme une âme en peine à bord d’une voiture de police ultra-perfectionnée, l’Interceptor.
D’une certaine façon, Mad Max est l’exemple type d’un western post-apocalyptique. La licence reprend les codes du western et les adapte à un monde déchiré par la raréfaction des ressources. On y retrouve une figure de « flic » faisant face à de vraies pourritures. Les bolides ont remplacé les chevaux, les punks ont remplacé les Indiens.
Si la saga Mad Max n’a pas inventé le genre, elle se démarque par une inventivité sur le plan visuel qui n’est pas sans rappeler les comics. La série est également très représentative des années 80 et, d’une certaine façon, le jeu devrait logiquement intéresser un public de trentenaires et de quadra.
Fury Road 1.5
De la saga de George Miller, Avalanche ne semble avoir retenu que Fury Road, le dernier film de la saga sorti en salles la même année. Les liens sont très étroits sur la forme, beaucoup moins sur le fond.En fait, le jeu reprend surtout l’univers graphique, l’organisation sociétale des Warboys, ce gang d’élite à la solde d’Immortan Joe, ainsi que le personnage de Max Rockatansky, dont le passé est évoqué de manière relativement discrète, au détour de certaines répliques. Il faut fouiller dans les biographies pour en comprendre un peu plus, et découvrir certains liens intéressants, comme le fait que le méchant Scrotus est le fils d’Immortan Joe, le big méchant tout moche de Fury Road.